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Accompagner l’évolution des modèles socio-économiques associatifs : un enjeu d’avenir, par Frédérique Pfrunder et Sébastien Darrigrand - 26/06/2017



Les associations n’ont cessé de se développer au cours de ces 30 dernières années. Au cœur de l’implication citoyenne, elles savent inventer, innover, trouver de nouveaux modes d’action pour répondre à des attentes ou des besoins non couverts. Elles agissent sur tous les territoires, même les plus isolés, et auprès du plus grand nombre. Elles développent des activités et créent des emplois non délocalisables. Partenaires de l’action publique, la mettant parfois directement en œuvre ou prenant son relais, les associations ont aussi la capacité de la précéder pour inventer ce qu’elle sera demain.

Mais aujourd’hui, les évolutions des politiques publiques à l’endroit du secteur associatif, les contraintes budgétaires valorisant le court terme au détriment de la pluriannualité et le développement de la concurrence du secteur privé lucratif dans des domaines historiquement investis par les associations conduisent ces dernières à devoir s’interroger sur leurs stratégies d’évolution. Comment poursuivre et développer des projets d’activité ? Comment diversifier les ressources dans le respect de ses valeurs et en alliant gouvernance démocratique, gestion désintéressée et but non lucratif ? Ce sont des enjeux partagés par de nombreuses entreprises associatives, même si les réalités, contraintes et opportunités peuvent être assez différentes d’un secteur d’activité à un autre ou selon la taille des structures. C’est pour mieux appréhender la façon dont les acteurs perçoivent et abordent ces questions, identifier les freins qu’ils peuvent rencontrer et les leviers à actionner que l’UDES et Le Mouvement associatif ont chargé le cabinet KPMG d’une étude sur les stratégies d’évolution des modèles socio-économiques des associations (« Rapport sur les stratégies des acteurs associatifs et proposition pour faire évoluer les modèles socio-économiques des associations », janv. 2017 ; JA no 559/2017, p. 9).

Limitée à certains secteurs d’activité au sein du secteur sanitaire, social et médico-social, de l’aide et des services à domicile, du sport, de l’animation périscolaire et du tourisme social et solidaire, l’étude ne prétend pas à l’exhaustivité, ni à des solutions miracles qui n’existent pas. Elle apporte, en regard de stratégies d’évolution identifiées, des éléments de réflexion sur les avantages et inconvénients de chacune d’entre elles et sur les leviers et écueils de leur mise en œuvre compte tenu de ce que sont les spécificités associatives. Il y a un réel enjeu pour les fédérations et syndicats d’employeurs associatifs à accompagner les associations dans leurs réflexions sur ces sujets et à renforcer leur information et leur outillage sur les dispositifs d’accompagnement ou les outils de financement existants.

Notre souhait, avec ce travail collégial et intersectoriel, est que les dirigeants associatifs disposent ainsi d’une boîte à outils complète et pragmatique pour anticiper et préparer l’avenir. Il y a également un enjeu fort à ce que l’environnement politique, législatif, réglementaire prenne en compte tout à la fois l’apport économique, social et sociétal des associations et la spécificité de leur modèle. Les points de sortie de l’étude viennent confirmer et renforcer en cela plusieurs propositions portées par nos organisations auprès des pouvoirs publics pour mieux défendre le modèle associatif, qu’il s’agisse de systématiser la définition du périmètre des services sociaux d’intérêt général (SSIG) et des services d’intérêt économique général (SIEG), de permettre la valorisation des actifs immatériels des associations, d’évaluer leur impact social, sociétal ou environnemental, ou bien encore de renforcer les moyens de la formation des dirigeants bénévoles. Des enjeux que nous continuerons à faire valoir auprès du nouveau gouvernement.


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