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À l’occasion de ses 70 ans, l’Uniopss interpelle les candidats à la présidentielle! par Patrick Doutreligne, Président de l’UNIOPSS depuis juin 2015 - 19/04/2017



Comme de nombreux secteurs professionnels, le secteur associatif dans le champ du social, du sanitaire et du médico-social a invité les candidats à la présidence à venir, d’une part, réagir au projet de société élaboré par les associations et, d’autre part, développer leurs propositions concernant la protection sociale, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion ainsi que la place de la solidarité dans notre société.

Il faut d’abord regretter que les candidats aient préféré en dernier lieu se faire représenter par un responsable de leur équipe. Ce choix est à nos yeux significatif des priorités de ces élections et de la place réservée aux personnels (750 000 salariés), aux bénévoles (1 million) et, surtout, aux personnes en difficulté accueillies dans les 25 000 établissements et services.
Imaginerait-on des candidats qui ne viennent pas au Salon de l’agriculture rencontrer le monde paysan, ne répondent pas aux invitations du patronat et du monde de l’entreprise, aux instances représentatives des collectivités territoriales… ?

Et pourtant, la journée fut riche et instructive. Les tables rondes du matin ont été l’occasion de revenir sur la mobilisation des associations, et plus particulièrement de l’Uniopss, dans les campagnes présidentielles précédentes. Les témoignages de deux acteurs tels qu’Hugues Feltesse, ancien directeur général de l’Uniopss, et Roselyne Bachelot, retirée maintenant de la vie politique, dont les parcours sont liés aux évolutions politiques et sociétales, ont apporté un éclairage extrêmement intéressant.

Passé la période historique de l’émergence de l’Uniopss en 1947 en réaction à la création de la Sécurité sociale et au risque pour les grandes fédérations et associations de l’époque d’une « étatisation » de l’action sociale au détriment des solidarités de proximité, ce sont surtout les lois sociales des décennies 1970 et 1980 qui ont façonné la place des associations et leurs relations avec les pouvoirs publics, avec en toile de fond le changement de donne qu’ont provoqué les lois de décentralisation.
Roselyne Bachelot nous a rappelé que cette évolution n’a jamais été un long fleuve tranquille et que les relations se sont souvent confrontées à la méfiance, à l’ignorance, à la légitimité de chacun. Si, déjà, les discussions budgétaires étaient source de tensions, un partenariat s’est installé progressivement et a permis des avancées, notamment avec la loi sur le revenu minimum d’insertion (RMI) (L. no 88-1088 du 1er déc. 1988, JO du 3), puis celle de lutte contre les exclusions (L. no 98-657 du 29 juill. 1998, JO du 31), ou encore la loi de 2002 (L. no 2002-2 du 2 janv. 2002, JO du 3) et celle de cohésion sociale (L. no 2005-32 du 18 janv. 2005, JO du 19).

La deuxième table ronde avec Philippe Frémeaux et Yannick Blanc a permis d’aborder une vision prospective des enjeux de la société en cette période particulière. Les difficultés premières demeurent liées à l’emploi et au chômage, qui subissent une reconfiguration, d’où l’importance du débat sur le revenu minimum d’existence et la volonté du vivre ensemble. La mobilisation des personnes leur paraît un enjeu majeur face au vieillissement de la population. À ce titre, l’engagement des jeunes émerge comme un atout central dans le nouveau type de rapport social. Celui-ci, associé à la transition numérique, bouscule les capacités d’agir en collectif tout en respectant l’indispensable reconnaissance de la singularité de chacun.

Enfin, Louis Gallois et moi-même avons partagé le constat de l’immense gaspillage que provoque l’exclusion pour les personnes concernées mais aussi pour notre société, avec un coût de la non-solidarité qu’il serait sans doute intéressant de calculer.

L’après-midi a été consacré aux auditions des représentants des candidats. En conclusion, il leur a été demandé de prendre deux engagements :
– une loi de programmation pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion ;
– l’inclusion, dans chaque projet de loi, d’objectifs de prévention, qui reste souvent le parent pauvre des politiques. Les représentants des candidats s’y sont engagés sous différentes formes. Ces promesses n’engageront-elles que leurs auditeurs ? Il nous faudra être vigilants !


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