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Finance solidaire : un outil précieux pour le fınancement d’activités solidaires, par Frédéric Tiberghien, Président de Finansol depuis 2013 - 17/07/2017



Année après année, la finance solidaire poursuit sa montée en puissance. En 2016, avec 200 000 souscriptions supplémentaires, la collecte s’est accrue de 1,3 milliard d’euros (+ 15,5 %), permettant de financer des projets à forte utilité sociale et/ou environnementale à hauteur de 280 millions d’euros (« Baromètre de la finance solidaire Finansol – La Croix », édition 2017-2018).

Cette collecte supplémentaire provient des circuits suivants : + 1 milliard d’euros par l’épargne salariale solidaire (+ 19,4 %), + 240 millions d’euros par les banques (+ 8,5 %) et + 58 millions d’euros pour la collecte directe par les entreprises solidaires sous forme d’augmentation de capital (+ 13 %, ce qui est une très bonne performance). Le dynamisme de l’épargne salariale continue de tirer la croissance de la finance solidaire. Finansol a d’ailleurs accueilli avec plaisir parmi ses nouveaux membres le Comité intersyndical d’épargne salariale (CIES) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Les financements consentis ont bénéficié aux secteurs suivants : lutte contre les exclusions (122 millions d’euros), activités écologiques (43 millions d’euros), action sanitaire et sociale (42 millions d’euros), entrepreneuriat dans les pays en voie de développement (36 millions d’euros) et divers (37 millions d’euros). Ils ont pris la forme de prêts à des particuliers à hauteur de 66 millions d’euros et de prêts ou d’apports en fonds propres à des entreprises/associations à hauteur de 214 millions d’euros. 2 600 structures ont ainsi été financées en 2016. 2 000 d’entre elles, âgées de moins de 3 ans, ont bénéficié de 35 millions d’euros, se décomposant en 1 400 très petites entreprises (TPE) employant en moyenne 1,3 équivalent temps plein (ETP) et 600 petites et moyennes entreprises (PME) employant en moyenne 4 salariés. La finance solidaire contribue ainsi fortement au renouvellement du tissu des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS). Elle contribue aussi à financer le changement d’échelle des entreprises/associations de plus de 3 ans : 600 bénéficiaires ont reçu des concours à hauteur de 179 millions d’euros.

L’impact de ces financements a été le suivant : 49 000 emplois ont été créés ou consolidés, 5 500 personnes relogées, 20 000 foyers alimentés en énergies renouvelables, une centaine d’acteurs du financement soutenus dans les pays en développement…

Malgré la baisse des taux d’intérêt, l’encours des produits de partage a également connu une forte progression en 2016 (+ 17 %) et dépasse désormais 1 milliard d’euros. Cela a permis de reverser plus de 5 millions d’euros (- 5,5 %) à 113 associations. Cette redistribution devrait retrouver le chemin de la hausse avec la remontée annoncée des taux d’intérêt.

Fin 2016, l’épargne solidaire représentait 0,20 % de l’épargne financière des ménages. Finansol ambitionne de porter ce taux à 1 % à l’horizon 2025 et, pour y parvenir, a formulé une dizaine de propositions dans son livre blanc. La principale porte sur le développement de l’assurance vie solidaire. Une autre sur la mise en place du livret de développement durable solidaire que le gouvernement sortant n’a pas mis en place malgré ses promesses. En effet, le décret d’application de la loi Sapin II (L. no 2016-1691 du 9 déc. 2016, JO du 10, art. 80, réd. C. mon. fin., art. L. 227-21) n’a pas été publié avant début mai 2017 et ne l’est toujours pas à ce jour.

Toutes les familles de l’ESS bénéficiaires de ces financements devraient soutenir activement ces propositions, qui auront d’autant plus de chances d’être entendues et retenues que leur mise en œuvre ne coûterait pratiquement rien aux pouvoirs publics puisqu’il s’agit pour l’essentiel de flécher l’utilisation d’une épargne privée.

À en juger par la dynamique ininterrompue de la finance solidaire depuis 15 ans, la solidarité n’est pas une valeur en recul dans notre pays. C’est une bonne nouvelle.


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