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Il est grand temps que les associations comptent autrement dans la vie publique, par Philippe Jahshan, Président du Mouvement associatif - 17/07/2018



Le 8 juin dernier, Le Mouvement associatif a remis au Premier ministre, Édouard Philippe, accompagné du ministre de l’Éducation nationale en charge de la vie associative, Jean-Michel Blanquer, de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et du Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire (ESS) et à l’innovation sociale, Christophe Itier, le rapport « Pour une politique de vie associative ambitieuse et le développement d’une société de l’engagement » (v. JA n582/2018, p. 6 ; pour aller plus loin, le dossier du numéro 584 de Juris associations sera consacré aux relations entre pouvoirs publics et associations).

Ce rapport est le fruit d’une concertation coordonnée par Le Mouvement associatif, la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) et le Haut-Commissariat à l’ESS et à l’innovation sociale. Le processus a rassemblé l’ensemble des organisations et têtes de réseau associatives, plus de 15 représentants des différentes administrations ministérielles ainsi que des représentants des collectivités territoriales. Tout cela en un temps très limité : deux mois effectifs de dialogue. Il a donc fallu à la fois tenir les exigences d’un calendrier court et celles d’une concertation inclusive qui associe largement les acteurs et qui soit représentative. Nous avons réussi l’essentiel : dégager des orientations pour une politique de vie associative structurée et rassembler des mesures pour la soutenir.
Trois axes, nourris par 59 propositions, construisent le rapport. Le premier axe, « Faire vivre les potentialités de la loi 1901 », est guidé par deux grandes idées :
– le respect et la promotion de la loi 1901 comme une loi de liberté d’engagement et d’initiative citoyenne, économique, sociale et environnementale pour que, d’une part, cette liberté constitutionnelle soit protégée et, d’autre part, qu’elle guide les modalités de partenariat et de financement public, c’est-à-dire au bénéfice des initiatives portées par les acteurs ;
– une politique de soutien au développement de l’engagement tout au long de la vie, de formation, de sécurisation et de valorisation de cet engagement.
Le deuxième axe, « Bâtir une politique de développement, de soutien et de reconnaissance de la vie associative », propose un plan clair pour donner à la politique de vie associative des moyens à la hauteur de ses enjeux.
Enfin, le dernier axe, « Faciliter la mission d’intérêt général des associations », apporte des réponses concrètes face aux facteurs de fragilisation actuels des associations et à leurs impacts sur les activités qu’elles mènent au service de l’intérêt général.

Un leitmotiv a animé les différents participants de la concertation : les associations sont une opportunité majeure pour la République qui ne doit plus être sous-estimée. 1,3 million d’associations, 13 millions de bénévoles, 1,8 million de salariés, une couverture géographique complète et des actions solidaires qui vont au-delà de nos frontières pour partie d’entre elles : les associations constituent ce fil le plus souvent invisible et qui fait la résilience de notre société parce qu’elles sont au front de toutes les crises et au cœur des transitions sociétales et environnementales. Leurs expérimentations ont toujours permis de nourrir utilement les politiques publiques et de contribuer à façonner notre pays.

Pour autant, les associations ont rarement fait l’objet d’une attention à la hauteur de ce qu’elles représentent et de ce qu’elles apportent à la société. Et l’on ne compte plus les décisions gouvernementales ayant, directement ou indirectement, impacté leurs activités et celles et ceux qui en bénéficient. Il est grand temps qu’elles comptent autrement dans la vie publique. La stratégie globale pour la vie associative que nous proposons dans ce rapport porte cette ambition.


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