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Association | Vie associative

07/05/2015
Deux visions, pour un engagement !
Dans le cadre de la mission de réflexion « Engagement citoyen et appartenance républicaine » qui leur avait été confiée par François Hollande à la suite des attentats du mois de janvier, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont remis deux rapports distincts matérialisant leurs divergences institutionnelles sur le sujet.
Le rapport de Claude Bartolone « Libérer l’engagement des Français et refonder le lien civique – La République par tous et pour tous » souligne sans conteste le lien existant entre vie associative et engagement citoyen, et ce, autour de quatre axes. Premièrement, la citoyenneté et la culture de l’engagement des jeunes doivent être développées à et hors de l’école : stage en association pour les élèves en classe de seconde, mission citoyenne de terrain pour les élèves des grandes écoles, gestion courante d’une association pour les mineurs de 16 ans sont quelques-unes des pistes proposées. En outre, l’ouverture du système éducatif français aux acteurs extérieurs tels que les associations doit être soutenue. Deuxième axe, l’engagement bénévole et citoyen doit être renforcé et valorisé. Partant du constat que le nombre de candidats au service civique est supérieur à l’offre de missions financées, le rapport ne prône pas l’idée d’un service civique obligatoire, mais au contraire celle d’« un acte d’engagement personnel et volontaire ». Dans cette perspective, la création d’un « droit à l’engagement associatif » doit permettre à chacun de donner de son temps à une association : crédit-temps engagement pour les salariés des secteurs privé et public s’engageant au sein d’associations d’utilité civique, année de césure étudiante pour l’accomplissement de mission d’intérêt général auprès d’une association… Quant à l’attractivité de l’engagement civique ou associatif, de nombreuses options sont envisagées : valorisation de l’engagement dans le cursus scolaire et universitaire (crédit ECTS), octroi de certains droits des salariés au profit des jeunes en volontariat de service civique (formation, mutuelle), validation de trimestres supplémentaires de retraite pour les bénévoles au titre de leurs responsabilités administratives au sein d’associations d’utilité civique. Troisième axe, les énergies associatives doivent être libérées. Que cela soit du point de vue financier, matériel ou humain, les pouvoirs publics doivent soutenir les associations tournées vers l’intérêt général. À ce titre, la subvention doit être la règle et l’appel à projets l’exception. Ce soutien passe également par la reconnaissance de l’utilité civique des associations répondant notamment aux conditions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts. En outre, les obstacles juridiques entravant le déploiement des projets associatifs doivent être levés. Là non plus les solutions ne manquent pas : généralisation au niveau local des « maisons de la citoyenneté », définition d’un cadre juridique et clair pour les animateurs bénévoles des centres de vacances et de loisirs, effectivité des clauses d’insertion en faveur des associations intermédiaires… Quatrième et dernier axe, la promotion de la citoyenneté. Pour ce faire, le rapport prône le vote obligatoire pour toutes les élections, sans toutefois aborder le volet « sanction ».
Le rapport « La nation française, un héritage en partage » de Gérard Larcher tempère quant à lui le rôle de la vie associative pour se recentrer sur l’importance de l’engagement électif : « l’onction du suffrage universel et la légitimité de la représentation élective l’emportent sur celle des représentations associatives ou liées à des groupes d’intérêts ». Toutefois, pour ne pas opposer les différentes formes d’engagements, les collaborations fructueuses entre engagements électif et associatif sont soulignées. En outre, le président du Sénat ne prône pas l’instauration du service civique obligatoire pour certaines classes d’âge, mais se prononce plutôt en faveur d’un engagement civique obligatoire pour certaines catégories de personnes démontrant leur attachement à la France comme les futurs fonctionnaires ou les candidats à l’acquisition à la nationalité française. On voit qu’au sein de ce rapport, l’engagement est envisagé sous des prismes différents : l’école, les flux migratoires et l’accès à la nationalité, la scission territoriale avec les zones rurales, les cultes et l’idéal républicain. S’engager, c’est donc regarder ensemble dans deux directions qui, il est à souhaiter, se rejoindront…
Eve Benazeth




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